|
 |
 |
 |
|
 |
du 26 novembre
au 4 décembre 2011 |
|
|
|
|
21ème édition
du 24 novembre au 3 décembre 2006 |
|
| EntreVues, 21ème édition
par Catherine Bizern Déléguée Générale, Directrice Artistique
Dans notre petit monde occidental (notre tout petit monde) c’est la course, la course à la consommation, à l’entertainment, au merchandising. Tout cela prospère allègrement dans un marché culturel soumis à une vitesse de rotation qui semble s’être emballée. Depuis longtemps, l’industrie cinématographique est contaminée voire contaminante. Dans cette multiplication des images (toujours plus rapide, toujours plus petites – jusqu’au format de poche), l’enjeu est de s’imposer immédiatement au regard de tous ou rester dans les limbes et ne jamais accéder au grand jour. La règle est la même pour tous, les jeunes cinéastes et leurs œuvres aussi, et peu en sortent indemnes.
Dans cette course folle que peut un festival, que peut un festival comme EntreVues ?
Je me souviens que l’hiver dernier Bernadette Lafont évoquait EntreVues comme l’un des festivals de cinéma les plus exigeants et les plus audacieux aujourd’hui. Je me rappelle aussi que Bernard Benoliel répétait combien Janine Bazin aimait à dire qu’Entre Vues était « le plus petit des grands festivals ».
Alors.
« Petits », au-delà du désir de découverte qui nous anime, nous pouvons ne pas faire la chasse à l’exclusivité et permettre à des premiers films rencontrés dans de « grands » festivals de trouver leur place dans notre sélection comme dans un nouvel écrin qui peut leur donner une toute autre dimension.
« Grands », nous devons tenir pleinement ce rôle de découvreur, pousser au plus loin nos explorations et affirmer haut et fort notre désir d’un cinéma de recherche, ambitieux, tentant des échappées belles hors des sentiers balisés par le système (celui qui nous fait courir).
« Grands », nous devons assumer que notre sélection reflète un certain état du jeune cinéma mondial. Aujourd’hui le foisonnement des courts-métrages français face à la faible présence de longs-métrages de notre pays doit aussi provoquer la réflexion et le débat.
« Grands », nous devons accompagner les professionnels dans leurs efforts pour exposer ces films. A côté des différents partenariats avec les cinémas de recherche, une Journée professionnelle sera l’occasion de réfléchir aux possibilités de rencontres entre les jeunes réalisateurs, leurs producteurs et distributeurs, entre les premières œuvres et le public.
« Grands », enfin, nous devons affirmer, plus que jamais, à quel point le cinéma est une forme vivante, universelle. Et nous savons bien que dans ce jeune cinéma que nous aimons – celui qui invente, tâtonne, se découvre de nouvelles frontières –, l’âge du cinéaste comme celui du film importent peu. On retrouve dans les films DIAGONALE, dans ceux de Marco Bellocchio ou deYervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi la même rigueur mêlée à une formidable liberté du ton, du geste et de la pensée.
Ces œuvres qui tentent de trouver sens au monde sont aussi celles de cinéastes qui demandent aux spectateurs d’être leur partenaire. Et sur les chemins de liberté qui lui sont ouverts dans chaque film, le spectateur a à en assumer une certaine complétude. Je fais le souhait que cette expérience cinématographique propre à chacun devienne un véritable moteur de rencontre pendant le festival. Car c’est aussi cela que peut EntreVues : être cet espace privilégié où circulent entre tous les films, la parole et la pensée. Car si nous sommes quelque-uns à exposer notre cinéphilie le temps du festival, nous faisons également le pari de la partager avec le plus grand nombre et la remettons en jeu, avec vous, pour aussi la réinventer ensemble tout comme nous voulons réinventer notre regard sur le monde.
C.B.
Un festival c’est aussi le lieu du partage d’un secret. Mon secret est mon admiration pour une grande dame du cinéma. Son regard, sa voix, sa démarche, sa beauté et son mystère sont à retrouver au détour de la programmation. Femme, féminine, feministe, Delphine Seyrig reste une héroïne à jamais !
| Films sélectionnés
Fictions
| - Le Passager (2005, France, 90 mn) - A genoux (2005, France, 21 mn) - Manmuswak (2005, France, 14mn) - Yeux (2005, France, 14mn) - Forty Shades of blue (2005, Etats-Unis, 107mn) - Temps morts (2005, France, 21 mn) - Children and Airplanes (2005, Russie, 15 mn) - Pavee Lackeen The Traveller Girl (2005, Irlande, 87 mn) - Alian (2005, Chine, 69 mn) - Obreras saliendo de la fabrica (2005, Chili, 21mn) - Jules (2005, France, 17mn) - The Shore (2005, Etats-Unis, 100 mn) - El Cantor (2005, France, 90 mn) - La Plaine (2005, France, 13 mn) - A Perfect Day (2005, France, 87 mn) - Odete (2005, Portugal, 101mn) - Kill the pig (2005, Cuba, 14mn) - Les Vagues (2005, France, 93 mn) - Les états nordiques (2005, Canada, 94mn) - Sédition populaire (2005, France, 58 mn) - A Tree in Tanjung Malim (2005, Malaisie, 25mn) - Otjesd (2005, Allemagne, 15 mn) - A bras le corps (2005, France, 19mn) - Levelland (2005, Etats-Unis, 106mn) - Willow Drive (2005, Grande-Bretagne, 17mn) - Fais de beaux rêves (2005, France, 24mn) - Snow (2005, Canada, 75 mn) - Avec les mots des autres (2005, France, 38 mn)
|
Documentaires
| - Allohajo (2005, France, 55mn) - Tweety lovely superstar (2005, France, 18mn) - Les Messieurs (2005, France/Autriche, 52mn) - Ears Open Eyes Ball Click (2005, Etats-Unis, 95 mn) - Among Garbage and Flowers (2005, Etats-Unis, 23mn) - Winterkinder (2005, Allemagne, 99mn) - Ode pavillonnaire (2005, France, 42mn) - El Cielo del muerto (2005, France, 14mn) - Ça sera beau (2005, France, 30mn) - Saving the World (2005, Finlande, 55mn) - Face addict (2005, Suisse/Italie, 102mn) - Le Chant des oiseaux (2005, France, 42mn) - Acouphènes (2005, France, 17mn) - Tokyo In / Out (2005, France, 45mn) - J'ai pas tué Saddam (2005, France, 51mn) - Dimmer (2005, Etats-Unis, 13 mn)
| |
|
|
 |